ARCHIVES 2001 : Helvetic Touch

En l’emportant difficilement à Bourg en Bresse, l’Asvel a signé sa dernière victoire de l’année 2001.

Cela n’aura pas été la plus facile, ni celle acquise aux dépens du plus prestigieux des adversaires rencontrés sur ces 12 derniers mois.

Mais venant juste après le succès face à Vitoria en Euroleague, cette neuvième victoire consécutive en championnat de France atteste que les hommes de Bogdan Tanjevic terminent bien l’année.

Et à la faveur des autres résultats, les Villeurbannais se retrouvent même seuls deuxièmes, à un petit point du leader Palois, au moment d’aller fêter Noël.

Une deuxième place entièrement méritée puisqu’ils sont les seuls à avoir vaincu les béarnais dans ce championnat en cours, et que leurs deux seules défaites ont été concédées à l’extérieur chez leurs deux poursuivants immédiats.

Dernier pied de nez de cette année 2001 qui s’enfuit, on pourrait même dire, en extrapolant à l’absurde, que les verts ont leur destin entre leurs mains. Puisqu’ils ont battu les palois en match aller, une victoire en Béarn leur “suffirait” à s’octroyer la première place de cette phase régulière, s’ils réalisaient un parcours équivalent à celui de l’Elan sur les autres rencontres.

Bien évidemment nous n’en sommes encore pas là.

Pour l’heure cette deuxième place atteste simplement qu’il faudra encore compter avec Villeurbanne pour la course au titre l’année prochaine. Et l’on se prend à rêver à nouveau … On en parle d’ailleurs sur le site de Stéphane Cardarelli !

Sur la scène européenne les choses semblent plus compromises. Mais mathématiquement l’espoir subsiste. Là encore l’Asvel sera probablement maître de son destin en se déplaçant à Pesaro, Perm et Belgrade.

Une qualification serait un authentique exploit. De ce genre d’exploits qui ont fait la réputation des Green Team précédentes. Et l’on se prend à rêver que cette nouvelle équipe nous prouve que le sang Vert coule toujours dans les veines de cette Asvel version United Colors.

Que de rêves … mais après tout … on fait un vœu pour 2002 ?

Belgrade ne nous a pas tués

Il reste 6 minutes à jouer. L’Asvel a 6 points d’avance.

On ne voit pas encore la vie en rose, mais l’avenir est assurément teinté de vert.

Car la gestion du money time reste globalement un savoir faire estampillé Villeurbannais depuis 5 saisons.

6 minutes plus tard, un 17 à 0 est passé par là. Comme un boxeur dans les cordes, la green team a plié, encaissé les coups sans parvenir à répliquer et finalement rendu les armes.

Merci pour la leçon.

Frigout aura appris qu’on ne peut pas se permettre deux fautes loin du ballon dans les deux premières minutes quand on est le seul pivot de l’équipe.

Edwards aura appris que compiler au global les mêmes stats que la star adverse n’est pas suffisant, et que c’est dans le dernier quart temps que son apport points est indispensable.

Bilba aura appris qu’il doit apporter encore plus à son équipe dans les moments décisifs.

Sciarra aura appris que l’Asvel a besoin qu’il endosse le rôle de gagneur pour lequel il a été recruté, et que lorsque les passes ne s’avèrent plus décisives, lorsqu’il n’y a plus d’autre solution, c’est à ce leader d’aller chercher les paniers manquants.

Beugnot aura appris que Beric reste l’arme fatale du Partizan, même lorsqu’il semble s’être assoupi.

L’Astroballe aura appris, en voyant ce fabuleux public du Pionir, ce que pousser son équipe veut dire.

Oui, merci pour la leçon Messieurs.

Et rendez vous jeudi.

Car tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort.

Une republication effectuée par Valérie Fiastre

Curtis Mc CANTS, Mc V. P. !

Ainsi à quelques jour d’intervalle, on prenait les mêmes à l’Astro, et on recommençait : Asvel / Montpellier bis, version Pro A.

Et nous étions plusieurs à redouter ce nouveau caprice du calendrier, voire à nous remettre à grogner autour de la formule de cette Coupe de France qui n’arrive pas à trouver la bonne alchimie.

Mais c’est ainsi, et il a fallu faire contre mauvaise fortune bon coeur.

La première surprise de la soirée fût de constater une bonne assistance à l’Astro, avec des groupes de fans venus de l’Hérault, des confins de l’Isère et même de Vevey (Suisse).

la seconde fût l’entame catastrophique des “Verts”, relégués à -15 dans le 1er 1/4 temps.

Et c’est un peu vexé que le leader de la Pro A rentrait au vestiaire en ayant tout juste repris la tête “au buzzer”.

Alors bien sûr on entendait à cet instant en finir là avec la plaisanterie, car Montpellier, bien que totalement respecté par l’Asvel, n’est pas sur le papier en mesure de lui tenir la dragée haute 40 minutes.

C’était sans compter sur le “numéro” de haute voltige du lutin américain C. Mc Cants :
Bien souvent, les leaders des lignes de statistiques individuelles se trouvent dans les équipes les moins huppées.

Mais si Mc Cants est aujourd’hui le meilleur joueur à l’évaluation de toute la Pro A, ce n’est pas par hasard, et on a vu à l’Astroballe un joueur phénoménal de technique, de vitesse, d’adresse.

Bien aidé par les Nelcha, Martin ou Meriguet qui se sont entièrement dévoués à l’expression de leur soliste, il nous a offert la plus belle prestation individuelle de la saison à l’Astro, avec jugez plutôt : 30 points, 13 passes et une évaluation de 36 !

Bref, il a bien failli gagner seul contre toute l’Asvel, qui s’est heureusement ressaisie dans le “Money-time” pour ne pas commettre une belle bévue avant son 1/8e de finale de Supro. Et le final un peu heureux de ce match piège montre que notre équipe a de la moelle, du coeur, et entend encore une fois ne rien lâcher cette saison.

Mais nous n’oublierons pas ce joueur, quel joueur, l’incontestable révélation de la saison : Curtis Mc V. P, pardon Mc Cants.

Article d’archives republié par Valérie Fiastre

Archives 2001 : quel Pana !

Jeudi 15/03/2001 : Asvel / Panathinaïkos.

Une telle affiche dans une saison, c’est le Nirvana, la récompense suprême. Et nous n’avons pas été déçus.

Bien sûr, je m’interdis d’évoquer ici la prestation (indigne) des officiels, ni le comportement du staff grec, ce sera “no comment”.

Parce que cette soirée nous aura permis de voir “on the court” ce que l’on ne peut qu’apercevoir du toit de l’Europe, et pas avant : du basket de très, très haut niveau.

La lecture du roster du champion d’Europe, à elle seule, fait déjà frémir.

Mais le spectacle proposé jeudi a été inouÏ, parce que la “modeste” Asvel, s’est hissée à un niveau qu’elle n’avait peut-être elle-même pas espéré atteindre depuis le mois d’octobre : Générosité, solidarité ont été les moteurs permanents de la cordée asvélienne, qui malgré les bourrasques, le blizzard grec et le déchaînement des “éléments extérieurs” à la faire lâcher prise n’aura été décramponnée qu’à un coup de piolet du sommet.

A la puissance des Rogers, Rebraca ou Middleton, le classe des Bodiroga, Alvertis et Kalaitzis, la sûreté d’un Gentile, l’Asvel a répondu collectivement par une superbe abnégation en défense, une magnifique inspiration en attaque, une très intelligente gestion de l’adversité !

Et la “vista” de Bill Edwards, la vaillance de Jim Bilba, le culot de David Frigout, n’ont eu d’égal que la volonté de Laurent Sciarra, le talent de Zakhar Pachoutine.

On a vu jeudi que l’équipe ne lâcherait rien, et elle n’a pas craqué. Pourtant, Dejan Bodiroga évolue dans un registre que l’on atteint que lorsque l’on est un joueur d’exception, un “go-to player” comme on dit là-bas. Lui qui dira à Greg Beugnot, dans le couloir des vestiaires, après le buzzer de fin : “sorry, coach !”. Chapeau Monsieur, chapeau bas.

Alors oui, quel… Pana.., des soirées comme celle-là ! merci l’Asvel, vivement la suite, la Supro, c’est bien à l’Astro !

5, 4, 3, 2, 1 … Moteur !

Attention Mesdames et Messieurs, dans un instant ça va commencer …

Après 5 mois de compétition et 180 matchs joués, les poules de la Suproleague ont accouché de leur finalité : éliminer 4 équipes sur 20 engagées.

Bien sûr ces phases de poules ont également servi à déterminer une hiérarchie, qui permettra au club le mieux classé de disputer à domicile le match d’appui … éventuel !

Mais si on observe ce qui vient de se passer en Euroleague ULEB, cette compétition étant en avance sur la Supro en terme de Play Off, on s’aperçoit que ce match d’appui n’a été nécessaire que dans 3 confrontations sur 12. Ce qui signifie que dans 75% des cas c’est bien l’équipe la plus forte du moment qui a éliminé son adversaire en l’emportant à domicile comme à l’extérieur. Et avec la victoire de Ljubljana sur le parquet du PAOK dans le match 3, c’est même seulement dans 17% des cas que le terrain du match d’appui s’est avéré décisif.

C’est donc bien ce soir que débute véritablement la Suproleague.

C’est à partir de ce soir que chaque résultat compte irrémédiablement.

C’est à partir de ce soir qu’il faut impérativement, et qu’il suffit, de se montrer plus fort que son adversaire sur le parquet, et quel que soit le lieu.

Pour notre plus grand plaisir les mains sont enfin moites, les respirations s’accélèrent …

5 … 4 … 3 … 2 … 1 … C’est parti !

Une réédition d’article Asvelzone par Valérie Fiastre

Archives 2001 : En vert et contre tous

Jeudi soir, l’ASVEL reçoit sous le toit bouillant de l’Astroballe une autre équipe verte, le Panathinaïkos Athènes, champion d’Europe en titre. Avec 12 victoires et 5 défaites, le Pana est en tête du groupe A en compagnie du CSKA. Etrange coïncidence, Villeurbanne a eu le bon goût de refroidir les Russes sur leur terrain une semaine plus tôt. Alors, l’ASVEL nouveau coupeur de tête en Euroligue ?

A voir les dernières performances des coéquipiers de Laurent Sciarra que ce soit face à Nancy, Montpellier ou dans une toute autre catégorie Moscou, on peut estimer que l’équipe du Rhône n’a jamais été aussi proche d’assurer une victoire qui ne repose pas sur un coup de poker ou un exploit individuel.

Pourtant, à la lecture du roster de l’équipe hellène, on comprend pourquoi le club se maintient sur le toit de l’Europe depuis des années, 2001 y compris pour le moment. Pilier indéboulonnable et d’une régularité décourageante, le grand Dejan Bodiroga empile tranquillement ses 16,4 points, 4,3 rebonds et 2,5 passes par match. Pourtant, les chiffres ne démontrent qu’imparfaitement l’influence du bonhomme sur le jeu, tout en collectif et en polyvalence.

Ajoutons à cela les deux locaux du cinq majeurs, l’allier Fragiskos Alvertis et le guard Antonis Fotsis ainsi que le très technique pivot Zeljko Rebraca et on obtient quatre joueurs majeurs qui peuvent amener le danger aux quatre coins du terrain. Le volumineux et carré Darryl Middleton au poste 4 complète une armada impressionnante relayée par un banc tout aussi consistant.

Mais l’ASVEL peut compter sur une force majeure : son collectif, élément qui n’a pas toujours été l’apanage du club au trèfle cette saison. La forme « olympique » de Bill Edwards sera aussi un élément-clé d’un succès de prestige.

Article ressorti des archives et republié par Valérie Fiastre

Archives 2001 : Quel accueil !

D’abord merci aux webmasters de m’accueillir ici.

Je vous promets de vous faire partager “de l’intérieur” mon quotidien à côté du banc asvélien et au bout de la table de marque !

Et à propos d’accueil, revenons un instant sur celui qu’a reçu notre nouvel étranger : Ruben Garces, lors de son 1er match sous le maillot vert : Je vous garantis que de mémoire de speaker je n’avais pas vu cela depuis… je ne sais plus trop ! Dimanche dernier, les 2500 spectateurs de la rencontre face à Montpellier en Coupe de France vivaient très sereinement la victoire annoncée de l’Asvel, lorsque Greg “profita” du handicap de fautes reçu par nos intérieurs pour faire entrer en scène le Panaméen.

Et là, ce fût incroyable : Le public eût immédiatement les yeux de Chimène pour cet incroyable athlète, dont la puissance, la vélocité et la volonté ont immédiatement illuminé toute la rue Marcel Cerdan.

Des rebonds captés dans la stratosphère, une présence dans la raquette dissuasive, et une locomotive en contre-attaque qui arrive au cercle adverse avant les ailiers…, ce gars-là est un phénomène, et l’Astro ne s’y est pas trompée.

Sous le charme, elle laissait aller des “AHHHHH !”, “OOOHHH”, “OUAHHHH”, etc… du genre de ceux que l’on pousse le 14 juillet sous les feux d’artifice.

Et l’ovation qui accompagna son retour sur le banc, moi elle m’a mis la chair de poule.

Ruben, lui, était “cuit”, mais ses coéquipiers lui ont rendu un brillant hommage en faisant tourner les serviettes et en se tapant dans les paumes.

Alors bien sûr, l’Asvel n’a encore rien gagné à l’heure qu’il est, mais elle a pris, comme ses supporters, beaucoup de plaisir à accueillir son nouvel équipier.

De bon augure pour la suite, non ?

Bienvenue à Villeurbanne, Ruben !

A bientôt,

Archive remise en ligne par Valérie Fiastre

Archives 2001 : Fais nous encore rêver Bill …

“Il a tout changé et à tous les niveaux. On ne l’entend jamais, il est marrant, gentil et, sur le terrain, il prend ses responsabilités. Devant lui on ne peut que s’incliner.” *

L’hommage est de Laurent Sciarra. Et l’homme de tous ces éloges, c’est Bill Edwards.

Sur le terrain, ses prestations ont déjà séduit tous les fans Villeurbannais : 15 points et 9 rebonds à Berlin, 27 points et 9 rebonds contre Ranana, 36 points et 10 rebonds à Split, 34 points à 69%, 8 rebonds et 9 fautes provoquées à Moscou ! Ouf !

Des stats monstrueuses bien dignes de l’international de Team USA qu’il fut le temps d’un championnat du monde.

Bien sur, depuis Art Long les fans de la green team sont devenus prudents. On sait désormais que performances sur le terrain ne va plus forcément de pair avec recrutement réussi.

Mais dans le cas d’Edwards il y des signes qui ne trompent pas. Les mots de Laurent Sciarra tout d’abord. Assurément pas de langue de bois dans ce cas, Lolo ne s’étant pas privé de critiquer sévèrement et publiquement il y a peu un autre américain aux performances pourtant superbes … sur le parquet. L’attitude de Bill sur le terrain ensuite. Lorsque c’est en rotation extérieure que le jeu le réclame, il enfile les paniers à 3 points. De derrière la ligne ou en pénétration plus la faute. Et lorsque pour le bien de l’équipe Greg lui demande de se positionner à l’intérieur, c’est sans états d’âme qu’il va moissonner les rebonds en les arrachant avec hargne à des adversaires à qui il rend une dizaine de centimètres.

Toujours là où on a besoin de lui Bill …

Irréprochable état d’esprit, encourageant les uns, remerciant les autres. Et n’hésitant pas lorsque son expérience lui fait déceler un flottement dans le jeu de l’équipe à improviser un mini regroupement lors d’un arrêt de jeu comme on l’a vu à Moscou.

Le partenaire exemplaire qui déclare lui même aimer cette équipe et se sentir bien dans ce club. On croit rêver. Mais la logique voudrait qu’un tel talent devienne financièrement au delà des possibilités de l’ASVEL pour la prochaine saison.

Mais là encore Edwards entretient la magie.

A la question “Ca va être difficile pour l’ASVEL de vous garder en fin de saison”, c’est fermement qu’il répond “Non, rien n’est difficile! Rien !” *

Alors … fais nous encore rêver Bill … encore et longtemps …

* : Source “Le Progrès”


Republié par Valérie Fiastre

Archives Basket 2001 : Ruben Santiago Garces à la loupe

Né à Colon, au Panama le 17 octobre 1973, Ruben Santiago Garces est un ailier fort de 2m06 et 111 Kg.

Ruben pratiqua le base-ball et le football, avant de s’impliquer sérieusement dans le basket à l’âge de 17 ans.

Après avoir joué pour Navarro en « Junior College » (13,3 points, 8,2 rebonds) , il porta les couleurs de Providence en NCAA lors des saisons 95/96 (22 minutes, 7,1 points, 7.5 rebonds) et 96/97 (26 minutes, 9.5 Points, 7.8 rebonds). Il fut membre de l’équipe nationale junior du Panama.

Il fut drafté en CBA, au premier tour, en 5ème position, par Quad City Thunder (alors qu’un certain Shea Seals prenait place deux rangs plus haut).

Après une saison « blanche » en 97/98 suite à une fracture de fatigue traînée durant toute la saison précédente, il rejoindra les Bobcats de La Crosse pour la saison 98/99 (5.6 points, 5.5 rebonds). En 1999-2000, il y retrouvera ses moyennes universitaires à 9,1 rebonds et 8 points (à 55%).

En Juillet 2000, on retrouve Ruben à la « Rocky Mountain Revue » de Salk Lake City. Le General Manager des Denver Nuggets, Dan Issel, déclarera à la presse « Les deux bonnes surprises furent Ruben Garces et Andre Woolridge (N.D.L.R. : !) . Ils ont bien joué l’un et l’autre, et nous allons les inviter en camps d’entraînement. Mais ils auront sûrement de meilleures opportunités. Ils peuvent sans doute décrocher un contrat garanti en Europe». Dan Issel avait, a priori, bien mieux anticipé le futur de Ruben que celui de Tariq Adbul Wahad qu’il fit signer à Denver pour un contrat très longue durée.

Finalement, le 3 août 2000, Garces signait aux Suns de Phoenix, en même temps que Daniel Santiago, et Justin Love (qui fit un passage pour le moins éclair au BCM/Gravelines jusqu’à la semaine dernière). A son départ, il alignait des statistiques sans doute non révélatrices de son niveau réel : 1,6 point/2,2 rebonds de moyenne.

Le 26 janvier, un deal entre les Suns et Golden State Warrior lui fit quitter Phoenix. Il fut, enfin, officiellement libéré par Golden State (ou ses 0 point et 2,3 rebonds ne seront sans doute pas gravés dans les mémoires) le 28 février.

On apprenait en ce Lundi 5 mars 2001 la signature de l’international panaméen à l’ASVEL, où il devra assumer le rôle de pivot jusqu’à la fin de la saison.


Remis en ligne par Valérie Fiastre

Archive 2001 : Pivot mystère au centre des débats

Alors que le nom du nouveau pivot américain de l’ASVEL était attendu vendredi dernier, aucune annonce officielle n’a encore été rendue publique par le club. Greg Beugnot a beau distiller les indices et provoquer les hypothèses les plus folles, le mystérieux pivot double-mètres est toujours invisible dans les travées de l’Astroballe.

D’ores et déjà, il est possible de dresser un portrait-robot assez précis du spécimen : pas très grand, joueur de devoir, bon défenseur-rebondeur mais assez peu prolixe offensivement (en Europe ou aux Etats-Unis ?) et bien sûr, clé de tous les fantasmes, estampillé NBA.

Dès lors, chaque joueur au contrat de dix jours outre-Atlantique est un futur Villeurbannais en puissance. Les plus rêveurs peuvent même aller chercher dans une des couleurs vertes de Dennis Rodman un signe décisif, à moins que Charles Barkley ait décidé de goûter aux bouchons lyonnais et à la vie nocturne qui va avec. Mais non, on s’aventure là vers un intérieur bien trop offensif pour coller à la description de coach Beugnot, et accessoirement hors de prix, hors de forme, bref, hors de propos.

Un nom cependant est aujourd’hui sur toutes les lèvres, celui de JR Reid, l’intérieur champion de France en 1997 avec feu le PSG Racing. Aujourd’hui sans club après un bref passage aux Cleveland Cavs, l’homme aux 14 saisons NBA pourrait bien être la recrue annoncée.

Unanimement apprécié pour ses qualités humaines et ses talents d’intérieur, Reid serait un complément parfait à une équipe volontaire, collective et talentueuse. Il garde de plus un excellent souvenir de la France et de ses coéquipiers, dont le meneur de l’époque Laurent Sciarra. Mais quelque soit le nom du futur gaillard, le temps joue contre la Green Team ; il est un vaillant David Frigout qui doit commencer à sentir ses genoux bien lourds, tout seul là-bas dans la raquette…